Parce que moi aussi j'ai mes rêves.

T'es chiche de me suivre si je m'envole?

27 septembre 2006

On jouera à faire comme eux.

Je ne contrôle plus rien. Un peu comme le train de ce matin, le bonheur m'effleure lui aussi. Il passe devant mes yeux sans s'arrêter. Il ne m'attend jamais le con.
Les journées se ressemblent et le jeune homme à lui aussi disparût. On est tous invisibles les uns des autres mais ce n'est plus tout à fait la même chose. Crescendo. Je ne peux pas compter sur eux. Et pourtant moi j'arrive à sauter entre les lignes.
Cherche pas à comprendre, tout est flou ici. Pause ou eject, à toi de choisir.
Le piano est autonome, il a appris à jouer tout seul. Imagine. J'apprends et les mots restent imprimés. "Très bonne élève" qu'ils disent. J'en ai rien à foutre de ça. C'est pas ce que je veux. Finalement ejecte-moi. Je n'ai plus le temps. La bobine est fichue.
On ira se balader au bord du lac, main dans la main et enfin tu me parleras de ta vie. On passera des heures à parler de tout et de rien. On se regardera droit dans les yeux sans ressentir le besoin de se parler. On mélangera nos rires et tu m'aideras à finir mon collier de perles. Allez viens, les enfants attendent. Toute seule je n'y arrive plus. On parlera à travers notre silence. On jouera à faire comme eux. Tu veux bien?
Putain je m'égare encore. On n'a pas ressenti le rire de la dame de la même façon.
Je jongle entre chaque confidences pour dessiner des sourires sur tous les visages. Je réserve le plus joli pour la miss qui broie du noir et qui n'arrive plus à retenir ses larmes. C'est dur en ce moment. Tout le monde essaye de se raccrocher à quelque chose quelqu'un et moi ... Et moi. Merde. Moi il m'a fait rêver son rire.

rez

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23 septembre 2006

Un relais sans faim.

Je ne veux pas et puis je ne comprends plus rien, je ne comprends pas leur langage.
Ils me soûlent à m'inspecter jours après jours, à mesurer la quantité de mes repas et à prendre des photos pour apporter les preuves parce que mine de rien c'est pas facile à croire et puis ça embellit la conversation. J'écoute. Double rations m'dame.
Ils me dégoutent à se jeter sur le portable comme des rapaces en me regardant de coin pour être sur qu'il s'agit de moi. Je dois arrêter d'encaisser en silence.
Je rigole avec eux, je me moque de moi-même. Je me moque d'elle pour qu'elle apprenne à ignorer ces personnes. C'est pas logique. Ouais, c'est sûrement drôle de voir une fille se goinfrer parce qu'elle ne veut pas être celle qu'elle était avant. C'est le changement qui est impressionnant. Pas la fille. Mais ils ne savent rien, je ne les aime pas. J'invite ceux qui sont seuls pour enlever l'image que j'ai de ces gens. Il est gentil mais trop collant. Trop bavard aussi. Juste trop. Moi aussi je veux un bisou.
Je suis sans doute trop difficile. C'est comme une course, si je m'arrête je galère pour redémarrer. J'aimerai bien réussir à passer le relais avant la ligne d'arrivée. Mais je suis crevée et j'agonise déjà à leurs pieds.
Je m'enpêche de tout dégueuler. Et je vais en rechercher, juste pour écraser un peu plus la douleur. Pour l'étouffer. Vomito va gerber.
Personne ne voit. Elle me raconte ses états-d'âmes sans prendre le temps de me demander comment je vais. Ils entendent rien. Rien à foutre.

lkm

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18 septembre 2006

Fais-moi oublier.

Je suis vide. Elle bouge au ralentit pour ne pas grandir trop vite. J'avais oublié à quel point je pouvais apprécier de voir son visage sur mon écran. Heure magique.
Tu m'ennuies. On a pas eu le temps d'enfouir nos souvenirs sous la terre pour tout déterrer à notre majorité, comme on voulait le faire avant que nos chemins se séparent. C'est loupé ça aussi. Comme notre amitié imaginaire. Laisse la boîte fermée. Son mail ne s'efface pas. On atteindra nos 18 ans en pensant à tout ces rêves inachevés. Elle prend le temps d'éparpiller mes cauchemars sur ma route. Les groupes se sont formés. Je suis l'absente. Les mots de J. me rassurent et me prouvent que j'ai encore un peu d'importance. Mais ce n'est pas assez. Mon sourire se sauve et le sien se mélange aux larmes. Je ne voulais pas mais moi aussi j'ai besoin d'être rassurée. Je m'oublie. Un bisou qui se pose délicatement sur sa joue pour remplacer les mots qu'on ne m'a pas laissé lui dire. Si tu savais. Les larmes roulent sur mes joues et tapent à ma place sur le clavier. Je ne veux pas tuer la magie en parlant de Lui et de l'Inconnu aussi. D'Eux. Elle a comprit. J'ai comme besoin d'un câlin. Je me demandais combien de temps j'allais tenir sans craquer. La barrière est tombée. C'est beau le sourire d'un garçon aussi.

tu

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17 septembre 2006

Saine de vie.

"C'est toujours la première note la plus compliquée".
J'avais oublié comme cette phrase avait de l'importance. Nouveau décors pour une nouvelle perception de la vie. J'aimerai que mes mots prennent de l'ampleur et sortent de ma bouche aussi librement qu'à l'écrit. Elle partage sa musique et nos mouvements se synchronisent. Je ne peux pas. Je ne suis pas comme eux.

Ils font chier ces gens à ne pas apprécier le silence. Je change sans changer, je sais qu'il comprendra lui. Et c'est rassurant. Je l'entends dormir et j'aime prendre le temps d'imaginer ses rêves, le regard dans le vide. Le bruit des crampons sur le béton m'empêche d'aller plus loin. Les enfants courent trop vite. Je me souviens. L'odeur de son sweat sur mes épaules et son regard sombre qui me faisait frissonner. J'ai eu peur de sa gentillesse et de ses câlins abusifs. Serre-moi plus fort dans tes bras.
J'ai vu une cicatrice sur son poignet et de l'angoisse dans ses yeux. J'espère que je me trompe. La voix stridente de la demoiselle me fait sourire et me ramène à la surface. C'est sa chanson. Un jour j'y aurais le droit moi aussi.

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Posté par Escargotte à 14:42 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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